Consommation de produits de la mer

Consommation par habitant (kg/hab). Source EUMOFA 2016 : Le marché européen du poisson

La consommation mondiale de produits de la mer est en hausse constante. C’est le cas en Asie, où la consommation de produits aquatiques est passée en 10 ans de 17,9 à 23kg/hab/an. En Europe, la consommation augmente également, passant de 19,7 à 22,2 kg/hab/an (EUMOFA, 2016). En France cependant, la consommation semble s’être stabilisée depuis plusieurs années autour de 34kg/hab/an (FranceAgriMer, 2016).

Source FranceAgriMer 2017 : Les filières pêche et aquaculture en France

Les consommateurs français dépensent chaque année plus de 7 milliards d’euros de produits aquatiques, pour 1/3 de produits frais, 1/3 de produits traiteurs et 1/3 de produits surgelés et en conserve. Pour les produits frais, les principales espèces achetées (en valeur) sont : le saumon, le cabillaud et la crevette.

Les attentes des consommateurs de poissons se déclinent en cinq tendances : le plaisir, la sécurité, l’éthique, la praticité et la santé-nutrition (Mesnildrey et al., 2009). On observe cependant une dissonance cognitive / un décalage (plus compréhensible) entre les attributs recherchés par les consommateurs et leurs comportements d’achats. Une étude montre que les consommateurs recherchent un poisson sauvage, peu gras, découpé, sans arrête, frais, alors que le principal produit acheté est le saumon, poisson d’élevage et gras par excellence (Mesnildrey et al., 2009).

Source Via Aqua d’après Kantar World Panel

En France, les volumes de produits frais commercialisés diminuent alors que les volumes de produits traiteurs augmentent. Les consommateurs recherchent dorénavant plus de praticité, de facilité de préparation, en lien avec le nomadisme et la diminution du temps passé à cuisiner. Certains consommateurs se détournent donc des produits bruts entiers pour aller vers des produits plus élaborés, prêts à cuisiner et à plus longue conservation.

Les principales thématiques d’actualité sont :

  • Les labels : durabilité, origine, qualité, modes d’élevage… De nombreux labels peuvent être attribués à un produit. Pour les poissons sauvages issus d’une pêche durable, le label MSC est le plus répandu. Pour les produits d’élevage, les labels d’origine comme l’AOP ou de qualité comme le label rouge et le bio peuvent être attribués.
  • L’innovation produit : pour faciliter la consommation et la conservation des produits, des innovations technologiques sont développées par les transformateurs, comme les skinpack ou la technologie hyperbar.